lundi 27 avril 2026

Kasaï : suspension du Médecin Chef de Zone de Mweka pour détournement présumé de ressources sanitaires

 

La province du Kasaï est au cœur d’une affaire sensible mettant en cause la gestion des ressources du secteur de la santé publique. Le Médecin Chef de Zone (MCZ) de Mweka, le docteur Amitié Bukudi Bope, a été suspendu de ses fonctions à titre préventif, sur décision des autorités provinciales.


Selon un document officiel émis depuis Tshikapa par le ministère provincial de la Santé, cette mesure intervient à la suite d’accusations jugées graves portant notamment sur la gestion des intrants nutritionnels et des ressources humaines.


D’après les éléments évoqués dans la correspondance administrative, le médecin est soupçonné d’être impliqué dans la vente illicite d’intrants nutritionnels destinés aux programmes de santé publique. Ces produits, censés bénéficier aux populations vulnérables, auraient été détournés à des fins commerciales, en violation des normes en vigueur.


Le dossier fait également état d’un présumé détournement de salaire lié à un agent décédé, en l’occurrence feu Lubanda, ancien secrétaire du centre de santé de Bulongo. Dans cette affaire, une complicité interne est évoquée, impliquant notamment une infirmière titulaire citée dans les premières informations.


Ces accusations s’appuient notamment sur un rapport attribué à Agence nationale de renseignements (ANR), qui fait état de plusieurs irrégularités dans la gestion des ressources au sein de la zone de santé de Mweka.


Face à la gravité des faits allégués, les autorités provinciales ont opté pour une suspension conservatoire du responsable sanitaire, afin de garantir la transparence des enquêtes en cours et d’éviter toute interférence dans le processus d তদন্ত.


Cette affaire relance le débat sur la gouvernance du système de santé en milieu rural, où les détournements de ressources peuvent compromettre directement l’accès aux soins pour les populations les plus démunies.


En attendant les conclusions des investigations, l’opinion publique demeure attentive à l’évolution de ce dossier. Plusieurs acteurs de la société civile appellent déjà à des sanctions exemplaires si les faits sont établis, ainsi qu’à un renforcement des mécanismes de contrôle dans la gestion des programmes de santé.


Paulin Basanga wa Kayeke

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